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Martine Gestin

 

Chercheure hors-statut

 

Contact

Laboratoire d’Anthropologie Sociale, 52 rue du cardinal Lemoine, 75005 Paris

Tél : 00 33 (0)1 44 27 17 31

Fax collectif : 00 33 (01 44 27 17 66

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Présentation

Nouvellement membre du LAS, M. Gestin mène des recherches post-doctorales dans le domaine indianiste tout en  se préoccupant d’épistémologie. Partant d’un point d’ancrage spatial, la montagne kéralo-tamoule de l’Inde du sud, elle vise à interpréter la cosmologie et la vision du monde que lui confient des femmes et des hommes des communautés autochtones en situation de minorités exploitées et marginalisées. Cette approche la conduit à réfléchir sur la construction anthropologique de l’objet « monde » en questionnant les manières d’articuler ses « existants », tant du côté des autochtones que du côté de l’ethnologue. L’une des  pistes qu’ouvre cette perspective l’amène à travailler avec l’aide de collaborateurs linguistes et philologues sur les rapports entre l’actuelle poétique universalisante des Muduvar, minorité méconnue qui est plus particulièrement l’objet de ses recherches de terrain, et celle, ancienne, des académies littéraires du Vieux et du Moyen Tamoul qui ont évoqué la montagne. Enfin, en parallèle à ces travaux, Martine Gestin mène une réflexion dans les domaines du genre et de la parenté. Après s’être penchée sur les difficultés à théoriser les rapports hommes-femmes dans les  sociétés matrilinéaires et/ou uxorilocales en y reprenant la question de  l’échange matrimonial, elle continue de s’interroger sur ce que l’anthropologie peut apporter comme contributions aux débats nationaux et transnationaux sur la sexualité et le genre.

 

Equipes

  • Parenté

  • Altérité, sexualités, santé

 

Thèmes de recherche

  • Visions du monde, cosmologies, poétiques, imaginaires de la montagne, en Inde du sud,

  • Les grilles d’intelligibilité de l’ethnologue face au monde des autochtones,

  • La théorisation de l’échange matrimonial et du genre dans son articulation avec d’autres modes de structuration sociale  (parenté, ethnicité, stratifications sociales, pouvoir étatique, etc…),

  • Les débats de société sur la sexualité et les rapports hommes-femmes dans une perspective locale et globale.

 

Terrains

  • L’Inde du sud et les populations dravidiennes des deux  Etats du Kerala et du Tamil Nadu, et plus particulièrement les monts Cardamome de la frontière Kéralo-Tamoule, où vivent les Muduvar, minorité estimée à 15000 personnes répertoriée officiellement par le gouvernement indien comme Scheduled Tribe.

 

Principales publications

  • 2007a « De la dominance symbolique des femmes au pouvoir effectif des hommes. Maternité, désir et hiérarchie chez les Muduvar (Inde du Sud) », chapitre VIII in : Nicole-Claude Mathieu (dir.), Une maison sans fille est une maison morte. La personne et le genre en sociétés matrilinéaires et/ou uxorilocales. Paris, Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme, 503 p., pp. 241-269.

  • 2007b « Postface – Un défi à l’entendement : échange matrimonial et rapports hommes-femmes en sociétés matrilinéaires et/ou uxorilocales », in : ibid., pp. 447-484.

  • 2007c  « Glossaire » (en collab. avec N.-C. Mathieu et F.-M. Renard Casevitz), in : ibid., pp. 493-503.

  • « Beyond Poetics : the Survival of a Real-life Love ? Nakkiran's Work through the Lens of Muthuvans Courtship Practices », in : Eva Wilden (ed.), Between Preservation and Recreation : Tamil Traditions of Commentary in Pursuit of the Cankam Era. Paris & Pondicherry, EFEO (École Française d’Extrême Orient). A PARAÎTRE

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