Séminaires du Laboratoire |

Atelier des doctorants

Logo de l'atelier des doctorants du LAS


Présentation atelier                                     

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Pour l'année académique 2019/2020, l’Atelier Des Doctorants Du Las reste un lieu d'échange convivial entre doctorants, masterants et membres du laboratoire, en proposant deux types de présentations.


Dans un premier temps et dans la continuité de l’année dernière, l’accent est mis sur des problèmes méthodologiques auxquels les doctorants sont confrontés aux différentes étapes de leurs enquêtes. Il s'agit d'un espace pour aborder les marges du travail de doctorat où hypothèses, questions, doutes peuvent être abordés et soumis dans leur fragilité à l'expérience des autres participants. L’année dernière, de nombreux doctorants ont partagé leurs réflexions sur l’expérience du terrain vécue, les moyens de faire face aux limites du terrain et d’affiner les problématiques après le retour. Pourtant, cette axe méthodologique n’est pas limité aux réflexions issues du retour de terrain. Toute question permettant de dégager les aspects de la fabrication de la thèse qui dépassent les thématiques propres étudiées par chacun, et qui donc nous concernent tous. Prendre connaissance des thématiques des autres permet également d'opérer des esquisses de croisements entre celles-ci, c’est-à-dire le début d'une opération essentielle de l'anthropologie : la comparaison. Cela permet de plus de devenir, en dehors de l'atelier, entre nous, des interlocuteurs de prédilection, pour continuer à élaborer, tester des idées sur le long terme. La présentation dure environ 30 minutes et le format reste libre.


Dans un deuxième temps, l’atelier propose cette année d'intégrer un second axe de travail consistant en un espace de discussion sur la théorie anthropologique et ses applications. Cet espace nous permettra de revisiter une série de travaux fondamentaux de l'anthropologie sociale et de discuter de leur application concrète à des recherches en cours. A chaque séance, un/e doctorant/e est invité à choisir et présenter un ouvrage (ou un essai ou un ensemble d'outils conceptuels) de la théorie anthropologique qu'il/elle mobilise dans ses propres recherches, pour ensuite montrer un exemple de l’application de cette “boîte à outils” à un cas concret tiré de son expérience ethnographique ou de la construction théorique de son sujet de recherche. La présentation de 40 minutes sera suivie d'une discussion avec les participants en vue de créer un espace collectif d'analyse et réflexion où tous pourront partager leurs propres expériences en écho avec la thématique proposée.


Ces présentations sont prévues pour être courtes de sorte à laisser un large espace aux questions, discussions, commentaires des participants, en lien avec leurs propres expériences. Les discussions entamées lors de l’atelier seront ensuite poursuivies de façon informelle autour d’un verre dans un café aux alentours.

 

 


 
Informations pratiques
Un lundi par mois de 18h à 20h, l'atelier aura lieu dans la salle de lecture de la bibliothèque Claude-Lévi-Strauss au Collège de France (3 rue d'Ulm, 75005 Paris). Pour recevoir des informations précises, inscrivez-vous sur la mailing-list en écrivant aux organisat-rices/-eurs.
 
Organisation
Si vous souhaitez rejoindre l'équipe organisatrice, n'hésitez pas à nous écrire.
 
 
Journée des doctorants du Laboratoire d’anthropologie sociale
Bibliothèque Claude Lévi-Strauss, 19 novembre 2019
 
Matinée (10h-12h30) : présentation du laboratoire
Frédéric Keck et Andrea-Luz Gutierrez-Choquevilca : la recherche au Laboratoire d’anthropologie sociale
Sophie Assal et Sandrine Lecointre : la bibliothèque Claude Lévi-Strauss
Jérôme Lamarque et Christophe Sabouret : le site Internet
Linda Brendlin : les financements doctoraux et post-doctoraux Caterina Guenzi et Raphael Morera : les revues
Anastasia Krutikova : les aides aux doctorants

Présentation des équipes et des enseignements par les chercheurs

Déjeuner convivial (12h30-14h)

Après-midi (14h-18h) : discussion des travaux des doctorants

Rapahel Julliard : présentation de l’atelier des doctorants et de l’après-midi

Relations hommes-animaux (discutante : Carole Ferret)
Joaquin Ruiz Zubizarreta : Même le singe boit du maté. La culture des non-humains dans la cosmopolitique mbya-guarani du Paraguay
Nicolas Bureau : "Ne vous éloignez pas trop !" Techniques de cohésion et forces divergentes auprès des Évènes éleveurs de rennes

Ecosystèmes et cosomologies (discutant : Perig Pitrou)
Anna Dupuy : L’écologie mongole contemporaine. Traitement des déchets et relation au territoire en Mongolie
Sébastien Carcelle : Les écologies de la grandeur. L’apport heuristique de la sociologie pragmatique pour unifier une ethnographie multisituée

Ecritures rituelles (discutant : Pierre Déléage)
Mehdi Ayachi : Ecrire, publier, lire, débattre. Enquête sur la « scène intellectuelle » omanaise
Ottavia Patterno : Mémoire, imagination et écriture dans le rituel catholique du rosaire en Argentine

Ancestralités sacrées (discutant : Julien Bonhomme)
Lhoussaine Benqasim : Le culte de Dadda Ali Ohsain Amhaouch. Etude socio- anthropologique des traditions orales et rituelles au Moyen Atlas central (Maroc)
Maurizio Esposito La Rossa : Descendants de l'or et descendants de l'argent. Double pouvoir et double hiérarchie dans une royauté sakalava du nord-ouest de Madagascar
 

PROGRAMME DE L'ATELIER 2019-2020

lundi 9 décembreAna Maria Lozano (LAS)

La communauté Kogi se trouve sur la montagne de la Sierra Nevada de Santa Marta, située au nord-ouest de la Colombie. Pour ce peuple autochtone, les pratiques ancestrales et l’organisation territoriale existent en lien direct avec ce qu’ils appellent le principe d’origine ou la loi de la Mère Universelle. Le monde physique a son origine dans un état spirituel, à partir de la pensée de la Mère Universelle, Aluna. Une fois visible, le monde s’organise grâce à un réseau de lieux qui ont des missions spécifiques. Ces lieux sacrés  sont interprétés comme leur territoire ancestral, délimité par une frontière appelé la ligne noir. Le rapport entre corps et territoire chez les Kogi s’établit, d'une part, par homologie, d'autre part, par interaction et connexion, aussi bien dans les pratiques quotidiennes que dans les rituels tels que le pagamento, pratique de soin à la terre servant à entretenir le réseau de lieux sacrés qui composent le corps de la Sierra Nevada. Ce projet vise à étudier la production sensible de cet espace-corps (Cartry 1979) à travers les pratiques quotidiennes et rituelles, en accordant une attention particulière à ses aspects sexués, et en mobilisant des méthodes non-discursives et participatives telles que la cartographie sensible, le dessin et des exercices de représentation des situations de la vie quotidienne. J’appliquerai dites méthodes aux gestes, aux mouvements et aux trajectoires des espaces domestiques et rituels, celles-ci permettront d’étudier simultanément leur façonnage corporel et leur construction cognitive.

 

Les archives des années précédentes sont disponibles ci-dessous.

Dernière mise à jour le 16/11/2019   
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