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Enseignants et chercheurs

Arnaud Morvan

ATER (Attaché Temporaire d'Enseignement et de Recherche)
Institution(s) de rattachement : Collège de France
Laboratoire(s) de rattachement : LAS

Chercheur post-doctorat, 2015/2016

Contact

Laboratoire d'Anthropologie Sociale,

3 rue d'Ulm, 75005 Paris

Tél : 33 (0)1 44 27 17 32

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Présentation

 

Ancien doctorant du LAS (2005-2010), puis membre affilié depuis avril 2014, je mène depuis une dizaine d’années, des recherches dans le domaine de l’anthropologie de l’art et des pratiques rituelles, et, plus récemment en anthropologie du vivant et des relations hommes-animales à partir de plusieurs terrains ethnographiques en Australie et en France. En avril 2015, j’ai été recruté en qualité de chercheur post-doctorant sur le projet Représentations sociales des pathogènes à la frontière entre les espèces (financé par le fond Axa 2013-2016, sous la direction de Frédéric Keck et Philippe Descola) pour étudier les représentations des maladies animales dans le totémisme australien.

 

Mes recherches de doctorat portaient sur le lien entre image, rituel et temporalité, à partir d’une ethnographie des arts aborigènes australiens. Ma thèse, effectuée en cotutelle à l’EHESS et à l’Université de Melbourne, intitulée Traces en mouvement. Histoire, mémoire et rituel dans l’art kija contemporain du Kimberley Oriental  (2005-2010) propose une approche ethno-historique d’un mouvement artistique contemporain, (peinture kija –Rover Thomas et Paddy Bedford) et des cérémonies rituelles associées, qui met à jour des relations signifiantes entre l’histoire des formes et l’histoire des performances. J’ai observé et documenté une cérémonie inédite de type joonba qui transpose sur un plan rituel le parcours historique d’un groupe d’artistes kija de la fin du 20ème siècle. Cette cérémonie, analysée au regard d’autres rituels avec des chants rêvés se rapportant aux peintures, m’a permis de proposer une analyse fine de la continuité entre la forme peinte et le geste rituel montrant une triple temporalité mythique, historique et biographique présente dans les œuvres sous forme d’indices et de traces.

 

Pendant et après ma thèse, j’ai étudié plusieurs collections muséales en Europe et en Australie (Musée des Confluences, Musée du quai Branly, Musée d’Aquitaine, Melbourne Museum, Musée National d’Ethnographie de Varsovie) pour réaliser un état des lieux des collections australiennes en France et développer des modalités de réinterprétations contemporaines et d’expositions du contenu de ces collections. J’ai ainsi participé à une dizaine d’expositions en tant que commissaire ou conseiller scientifique dont récemment Mémoires Vives : Une histoire de l’art aborigène (2013-2014, musée d’Aquitaine) qui confrontait 150 objets aborigènes anciens et leurs réinterprétations artistiques contemporaines exprimant des temporalités non linéaires, dynamiques et anachroniques). J’entreprends depuis 2014 des recherches sur le statut des restes humains dans les collections muséales et leur utilisation dans les pratiques artistiques contemporaines, interrogeant la frontière de la mort et du vivant en art. Ces préoccupations m’ont amené à interroger les liens entre certaines pratiques relevant du bioart et certaines pratiques rituelles autochtones, liées en particulier au totémisme aborigène.

 

Dans le cadre du programme Représentations sociales des pathogènes à la frontière entre les espèces (financé par le fond Axa 2013-2016), sous la direction de Frédéric Keck et Philippe Descola, je mène actuellement une recherche sur le totémisme australien et les représentations des maladies animales transmissible à l’homme (zoonoses). Mes travaux portent sur les relations hommes / chauve-souris dans la région du Cape York et la diffusion du virus Hendra. J’étudie les notions de barrière entre espèces dans une relation de type totémique et ses conséquences sur la circulation des pathogènes.

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